Les 10 choses à ne pas faire dans le pays d’accueil d’expat’

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Les 10 choses à ne pas faire dans le pays d’accueil d’expat’

Bien que notre vie d’expat’ est tout juste à son commencement, on à très vite compris que certaines choses ne sont clairement pas à faire dans notre beau pays d’accueil. Exit nos comportements de français, nos mauvaises habitudes en tout genre… il faut s’adapter ! Car c’est aussi pour ça que nous sommes ici : on a voulu changer de vie, changer nos habitudes…et bien voilà, on y est ! Nouveau pays, nouvelle culture ! Voici une liste non-exhaustive qu’on a dressé des choses à ne PAS faire en expatriation !

1- Comparer ( well, pas tout le temps ) :

C’est bien simple, la dépaysation nous donne parfois le goût de raconter chaque détail qui diffère de notre vie française : une façon de faire les choses différemment, la cuisine, l’habillement, la société etc. Et on a envie de tout partager, de raconter à nos nouveaux compatriotes combien les choses sont différentes ! La plupart du temps c’est dans le cadre professionnel que les techniques divergent le plus et qu’on a envie de comparer. Le faire un peu c’est correct, tout le temps c’est NON !

NON NON NON, imaginez-vous back in France avec un collègue qui ferait QUE de comparer à son pays tout ce que vous faites au quotidien au travail, ça serait juste LOURD. Là c’est pareil. Même si la comparaison est en faveur du pays, trop c’est trop. Bien-sûr, un échange doit se faire, c’est toujours intéressant, on peut comparer. Des fois, c’est même productif et des fois même on nous le demande. Mais ne pas le faire à outrance, c’est tout.

2- Rester avec les compatriotes français.

Oui c’est vrai c’est très dur d’être éloigné de ses amis et de sa famille, d’être face à une nouvelle culture et surtout une nouvelle langue qu’on maîtrise plus ou moins. La facilité est de trouver des amis français pour ne pas se sentir trop seul et trop dépaysé. C’est compréhensible. Mais on est pas là pour ça. C’est en se faisant des amis dans le pays qu’on le comprendra mieux, qu’on vivra l’expérience à fond et qu’on s’immergera complètement dans le pays : bref, on se sentira intégré et plus comme un étranger. C’est quand même le must ! Alors oui on garde ses bons amis français, on fait des blagues françaises, on fait des réunions de désintoxication de fromage ensemble pis on parle de la présidentielle, ça fait du bien. Mais, on à vraiment plus à y gagner à aller vers nos nouveaux compatriotes.

3 – Attention au franchouillard qui est en vous :

C’est vraiment pas un stéréotype, nous, français, on se plaint tout le temps. On se plaint, on geint, on grogne, on râle, on bougonne : bref, on est vraiment agaçants.

C’est déjà énervant de base, et dans d’autre pays ça l’est particulièrement ! On est déjà connu pour ça alors pourquoi renforcer ce stéréotype? À l’inverse, on devrait faire attention : premièrement, on se sentirait bien mieux et deuxièmement on pourrait changer ces idées bien ancrées.

Alors on se plaint MODÉRÉMENT car on ne se refait pas,et on profite ! On est là pour ça, non ?

4 – Ne pas goûter, ne pas visiter, ne pas tester, ne pas s’ouvrir :

Concrètement c’est rester sur ses avis et refuser tout ce qu’on ne connait pas. Oui, manger un cochon d’inde au Pérou ça fait pas rêver, mais c’est juste une expérience unique ! Quand est-ce qu’on pourra raconter à nouveau pareille chose ? Ça ne nous arrivera pas deux fois ( et heureusement peut-être ) C’est un exemple parmi tant d’autre ! Ne pas goûter la poutine parce que ça a l’air ragoûtant ? MAUVAISE IDÉE. Et on devient vite addict, en plus. Laisser la barrière de la langue gâcher notre expatriation ? Non ! Ne pas visiter un coin de Thaïlande parce que c’est un peu loin, un peu inaccessible et pas dit dans votre guide du routard ? Vous ratez quelque chose ! Les bonnes zones d’un pays ne sont pas toutes édictées dans un livre. Suivez les locaux, ils pourront vous montrer tellement plus. Exemple à Malte, j’ai visité des endroits FABULEUX dont aucun livre ou guide ne parle, ils ne les connaissent juste pas, tout simplement. Un match de hockey au Canada ? Lancez-vous ! En clair, en expat’ on a une foulée d’expériences qui nous attendent alors faisons-les ! Au pire on aura un drôle de souvenir/anecdote à raconter, au mieux on aura vécu quelque chose d’inoubliable.

5 – Faire la Thug Life :

On en a tous vu au moins une fois quand on voyage beaucoup : ces gens, français ou non, qui font la thug life à l’étranger et se croient chez leurs mères. C’est grâce à ces personnes que les étrangers génèrent des idées conçues sur nous. Quand on voit des français parler fort, être alcoolisés à outrance, gêner les autres, apostropher des gens de manière toujours plus lourde, c’est tellement agaçant. Et voilà, il en faut plusieurs cas comme ça pour que les locaux génèrent une mauvaise opinion.

Il y a des règles dans chaque pays, des cultures, des manières de se comporter et de vivre. C’est pas parce que c’est l’étranger, que l’alcool est pas cher et que il y a une bonne ambiance qu’on se doit d’être des sagouins. Exemple personnel : des supporters du PSG hurlant dans le métro ICI C’EST PARIS après un match. Non, ici c’est Montréal et tu fermes ta yeule.

Autre exemple bien connu : la Thailande, ouais c’est chouette, ouais c’est pas cher mais reste correct.

6 – Critiquer le gouvernement / le roi / la reine / ou toute autre autorité au pouvoir :

Mais oui, on le sait très bien certains pays sont pas champions niveau démocratie. Cependant, on ne sait jamais qui on a en face de nous. Tant qu’on ne connait pas la personne à 100%, qu’on ne la côtoie pas très personnellement et qu’on a pas échanger nos idées ensemble, ne nous avisons pas de mettre sur table un sujet qui fâche. Dès fois on a juste envie d’en parler pour apprendre, certains seront heureux d’échanger avec nous. C’est là qu’on en apprend beaucoup sur un pays d’ailleurs. Néanmoins, il y en à d’autres, qu’il ne faut surtout pas heurter, fonctionnaires ou non et qui ont d’intime conviction. Ces personnes là pourraient se fâcher et très mal le prendre. Précaution maximale donc ! Exemple très facile : critiquer la monarchie à un Britannique, ils l’aiment d’amour leur reine alors laissez-les. Vécue : les québecois ont un avis très tranché en général sur le parti qu’ils supportent, souverainistes ou pas : WARNING ! N’avancez pas de théories si vous ne connaissez pas bien de quoi vous parlez et tout le monde sera content.

Au passage, connaître un minimum l’histoire, la géographie, le contexte géo-politique, la culture du pays d’expat’ est une obligation!

7 – Ne pas respecter la religion & les coutumes

Dans le cadre des règles à respecter comme mentionné plus haut, c’est aussi basique mais toujours bon à rappeler : certains pays ont de fortes influences religieuses, de fortes croyances et un grand respect pour les personnes/symboles illustrant cette religion. Évidemment, on se conforme aux règles. Évidemment, on ne critique pas. Évidemment, on garde son esprit ouvert. Si vous êtes athée et anti-religion faites ce que vous voulez mais n’en dégoutez pas les autres ! D’autant plus que dans certains pays au-delà du blasphème que vous pourriez faire c’est un véritable manque de respect et aussi un outrage, qui peut coûter cher ! Exemple, on pense aux pays arabes et leurs coutumes. Si vous ne voulez pas vous y plier, n’y allez juste pas. D’où l’importance de prévoir son expatriation !

8 – Ne vous faites pas plumer !

Tout comme le touriste est la proie facile, l’expat’ l’est aussi. Des arnaques subsistent dans beaucoup de pays : arnaques à l’emploi, aux appartements etc. On vous fera croire que c’est comme ça ici, que c’est normal et au final vous vous rendrez compte que non.

Il peut s’agir du salaire, d’indemnités, de droits : toujours vous renseigner avant votre départ, toujours connaître vos droits et les lois. On vous fait travailler 60 heures par semaine et on vous dit que c’est normal ? Si ça vous dérange pas et que vous êtes à la recherche d’argent ( ça arrive à beaucoup d’entre nous ) soit, sinon consultez vos droits et parlez-en. On est pas dupes, on est pas à l’étranger pour se faire avoir et les patrons véreux continueront sans ça. Déjà, ça donne une image de simplet pour nous car on se fait avoir et on reste silencieux puis ça nous donne aussi une mauvaise image du travail dans le pays alors que c’est sûrement pas comme ça partout. Faites-valoir vos droits, soyez informés et quittez la job si c’est trop dur ! Aucune somme d’argent ne vaut une destruction physique et mentale. C’est valable en France et partout dans le monde d’ailleurs.

Pareil pour le logement, si c’est insalubre, petit et qu’on vous demande un loyer astronomique ne vous dites pas ” ouais c’est peut-être comme ça ici “; non, ça l’est peut-être pas, renseignez-vous! On à la chance d’avoir des supers sites de couchsurfing, de recherche de coloc’, servons-nous en ! Vous n’avez pas envie de voir tout votre argent durement économisé partir comme ça non ?

9 – On a le droit d’essayer pis de pas aimer…

Il y a souvent deux cas de figure : ceux qui voulaient à tout prix partir pour se dépayser et qui après des mois se rendent compte que ça ne leur correspond pas puis y a ceux qui ont immigré pour business/job en croyant que tout serait mieux et sont déçu. Y a ceux qui n’arrivent pas à s’adapter et ceux qui ont tenté l’aventure expat’ mais se rendent compte que leur famille/amis/ancienne vie leur manque trop. Dès fois, il suffit juste de partir pour réaliser combien on aime des personnes et/ou notre ancienne vie. Le tout, c’est d’essayer. S’intégrer ça prend comme six mois : il faut trouver un job, se faire des relations, refaire sa vie sociale, tout redémarrer, connaitre la vie, connaître les habitudes, avoir une nouvelle routine. Essayez six mois. Si au bout de six mois vous ne vous sentez toujours pas bien/ pas à l’aise, alors il ne faut pas se faire du mal : rentrez. Jamais un échec toujours une leçon. Faut pas se pousser et s’exiger à faire des choses juste parce que on a été fière de les annoncer et qu’on a peur des critiques du retour. Le plus important, c’est d’avoir essayer, d’avoir eu des expériences même mauvaises et d’avoir appris. Au final, on est plus fort et on sait exactement ce que l’on veut et ce qu’on ne veut plus, et oui, même courte l’expérience nous a fait grandir. Puis partir et revenir c’est toujours mieux que de ne pas partir du tout !

10- Avoir de trop grosses attentes du pays d’accueil

C’est bien connu, moins on en attend, plus on est agréablement surpris ! Y a des idées pré-conçues, des opinions qu’on se créer sur un pays, pis on peut se rendre compte que la réalité est pas tout à fait exact. On s’entend qu’on peut toujours aimer son pays d’accueil malgré tout ! Par exemple, on fait beaucoup l’éloge dans les médias du Canada qui recruteraient en masse et serait le paradis de la job. Je dis pas que c’est faux mais c’est pas tout à fait vrai non plus, ça dépend de la région. Donc creusez un peu sur vos infos. C’est un exemple parmi d’autre : on s’attend souvent à ce que le niveau de vie soit plus élevé, la vie plus agréable, qu’on sera plus qu’accueilli et même attendu et pis non. Les gens vous ont pas attendu pour faire leurs vies. Et ben heureusement. Alors ne laissez pas les avis/opinions trop vous influençer, en bien et en mal d’ailleurs. C’est pas parce que le tonton de votre voisin connaît quelqu’un qui a été vivre en Australie et dit que les gens là-bas sont rude que c’est vrai. Pis on peut pas fonder une opinion sur un petit panel de rencontres. Comme dit plus haut, allez-y et faites votre propre opinion et gardez les pieds sur terre ! Ça me rappelle une phrase de Doowi : Je m’attendais à rien et je suis quand même déçu.

 

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